dimanche 20 novembre 2016

Une journée de plus en faveur des droits de l'Enfant

Ce dimanche 20 novembre 2016, je mets en scène - à ma façon - l'article 9 de la Convention internationale des Droits de l'Enfant : l'enfant a le droit de vivre avec ses parents...

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... à partir du moment où c'est dans son intérêt me permettrais-je d'ajouter.

Un événement discrètement suivi depuis 2013.

© ema dée

samedi 19 novembre 2016

C'est la journée internationale des hommes !

Voici un extrait de la composition que j'ai réalisée pour cette journée spéciale*. Je me suis amusée à imaginer des portraits d'hommes à partir de particularités que j'ai pu observer chez certains. Saurez-vous deviner lesquelles ?

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Petit piège : ces caractéristiques ne sont pas spécifiques à la gent masculine ; elles existent aussi chez les femmes !

*Il ne faut cependant pas oublier les fondements de cette journée qui sont de valoriser des actions positives menées par les hommes et de réfléchir à leur condition partout dans le Monde. 

Un événement déjà célébré ici.

© ema dée

lundi 7 novembre 2016

Les couleurs de ma création graphique sur Tumblr


 

Le projet baptisé sobrement Le Horlart à 1,99 et développé sur Tumblr se poursuit gaiement*.

S'il s'agissait au départ de raconter naïvement des tranches de ma vie par le biais de la publication d'une seule image quotidienne représentative, accompagnée d'une phrase brève (et pleine d'esprit !), l'idée s'est un peu transformée. De l'intérieur et au fil des jours, a émergé l'envie d'étudier/ s'exercer/ expérimenter sur un mois, une technique ou un sujet. En outre, le temps de réalisation de chaque petit dessin s'est un peu étiré.

Le contenu ou la tendance "à se raconter" comme la dimension expérimentale de l'exercice demeurent, en filigrane ; chaque "cycle" interroge/ met en scène un ou plusieurs aspects de ma création au travers du prisme d'une contrainte posée au départ. En septembre, je vois la vie en noir et blanc ; en octobre, le froid s'insinuant dans les maisons, je veux de la couleur :

1 - Un air de ?

 

Mon mois de septembre s'est intéressé à la création de portraits à partir de photographies de personnalités connues du Cinéma, de la Musique, de la Peinture et dans une moindre mesure, du Sport et de la Littérature. Ce fut l'occasion de me confronter au modèle et à la question de la ressemblance. Je livre 30 portraits expressifs, en tirant un peu la langue, l'exercice est ardu, ne va pas de soi, donne des résultats irréguliers. Il a d'ailleurs soulevé quelques questions comme :
 
- Comment dépasser la confrontation entre ce que je sais/ vois/ veux montrer de mon modèle et comment il/elle se présente à travers le kaléidoscope déformant que représente Google Images  ?

- et d'une manière plus générale, comment réussir le petit saut d'un langage graphique vers un autre, par exemple, du graphisme en traits colorés très libres au dessin au trait noir à visée "réaliste" ?

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2 -  Mon bestiaire rigolo

 

En octobre, je me consacre à la représentation d'animaux. Ce cycle prolonge d'une certaine manière l'envie de faire des portraits et de rapprocher la question du fond ( = l'animal doit être reconnaissable, je m'appuie, pour ce faire, sur des photographies documentaires) et de la forme (= une envie de graphismes colorés pour faire suite à la plongée dans une production en noir et blanc du mois précédent.) Je me fabrique ainsi au fil des jours frileux qui passent une collection de bestioles bizarres et fantaisistes.

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* Ces petites collections d'images - 214 au jour d'aujourd'hui ! -  me donnent forcément des envies de développements et d'approfondissements ultérieurs :


Cet article fait suite à celui-ci.


© ema dée

vendredi 28 octobre 2016

Un peu de Langue et de Culture créoles au déjeuner ?

En cette journée festive où il convient de célébrer la richesse de son héritage culturel* et évoquer ses enjeux, penchons-nous sur un des aspects fondamentaux de la Créolité, sa langue, et plus précisément, attardons-nous un moment sur un mot particulier, d'origine inconnue et presque disparu aujourd'hui - malheureusement, le verbe créoler. Très en vogue dans la diaspora créole jusque dans les années 1960-1970, il fut rayé des manuels scolaires et des dictionnaires Créole-Français/ Français-Créole à cause de son incapacité à s'ouvrir à la Modernité. De récentes réapparitions de ce mot - confidentielles et très localisées - semblent prouver néanmoins sa vitalité et son permanente actualité.

créoler :

- Pimenter agréablement une conversation : Il créole divinement ! 

- Fait d'agrémenter un plat pour une fête familiale : La mère créolait dans sa cuisine depuis le lever du jour en écoutant la radio France Culture.  


- Réunir des matériaux de natures et de provenances disparates pour la composition d'une pièce délicate : L'artiste Hervé Télémaque créole ses oeuvres peintes.
 
- Défendre un point de vue avec force mouvements de poignets et de hanches dans une assemblée publique : L'annonce de la baisse du prix de vente à l'exportation de la banane guadeloupéenne fit créoler les cultivateurs mécontents.

- Être capable de s'adapter à environnement de dimensions physique ou symbolique étroites : Parce qu'elle créolait bien, l'étudiante trouva rapidement sa place dans des associations universitaires internationales influentes.

*

Verbe du 1er groupe - le verbe créoler est transitif direct
Le verbe créoler peut se conjuguer à la forme pronominale : se créoler
Le verbe créoler se conjugue avec l'auxiliaire avoir

Par exemple :

Indicatif
- Présent
Je créole
Tu créoles
Elle, il, on créole
Nous créolons
Vous créolez
Elles, ils créolent


Indicatif -  Passé simple
Je créolai
Tu créolas
Elle, il, on créola
Nous créolâmes
Vous créolâtes
Elles, ils créolèrent 


"Tous voulaient créoler de concert ; ils créolèrent donc ensemble sans interruption jusqu'à minuit telles des hordes de volatiles." (Duf. L'env. du Mad., 2015, p. 157)


* Une première illustration du sujet se cache ici.

© ema dée

mardi 18 octobre 2016

Je me souviens de ma première semaine du Goût


Du 10 au 16 octobre dernier, a été célébrée un peu partout en France, la fameuse semaine du Goût, instaurée il y a 27 ans pour promouvoir l'éducation au goût et l'expertise culinaire des chefs et des artisans en France. Ainsi, au restaurant quatre**** comme à la cantine, petits et grands gourmands ont pu laisser s'emballer leurs papilles et faire ripaille autour de l'idée de mieux manger pour vivre mieux.

Improzine n'a pas été en reste et a eu envie à sa manière de se joindre à la liesse qui a festoyé en Province et à Paris.

Il paraît que la mémoire des odeurs est la plus forte d'entre toutes les mémoires ; le goût est indissociable des autres sens, du toucher, de la vue... mais il entretient avec l'odorat une histoire d'amour particulière. 

Sentir serait se souvenir. Sentir serait goûter un peu.

http://improzine.blogspot.fr/search/label/Semaine%20du%20Go%C3%BBt

Impossible pour moi de retenir plus longtemps les images qui remontent par vagues sucrées - salées depuis ma mémoire : 

... Je me souviens d'un plateau or et argent recouvert d'huîtres baveuses et dégoulinantes un soir de Noël
Je me souviens de la barbe à papa rose et dodue des fêtes foraines qui disparaissait en fils sucrés et aériens dans ma bouche
Je me souviens d'une langue de bœuf brune et plate sous sa sauce orange parsemée de curieux points verdâtres
Je me souviens des boules de coco blanc à pompons rose fushia importées des Antilles
Je me souviens de pépins de pastèque
Je me souviens d'une pâte de fruits
Je me souviens des bonbons à la violette de la boulangerie rue Henri Say
Je me souviens des mots en lettres rondes et claires sur le bord de mon assiette de soupe au vermicelle
Je me souviens des pommes acides aux joues rouges volées et dévorées en cachette dans un verger privé
Je me souviens des artichauts à la vinaigrette 
Je me souviens des mini barquettes de groseilles écarlates aperçues rue Saint-Ouen
Je me souviens de la tranche de pain d'épices nappée de beurre salé mangée au centre aéré
Je me souviens de la pulpe rouge d'un quartier d'orange sanguine qui dégoulinait sur mes doigts à la cantine
Je me souviens des dattes au miel de la mère de Fatima 
Je me souviens des murs de vignes noires du Périgord 


Je me souviens d'une boule de glace au melon dans sa gaufre au caramel achetée Place de la République
Je me souviens de cigarettes en chocolat
Je me souviens des bananes frémissantes dans le beurre-rhum brun-citron-cassonade
Je me souviens de buissons de mûres et de fraises des bois sous une pluie bretonne
Je me souviens d'une île flottante
Je me souviens de sucettes plantées dans un jardin d'école maternelle
Je me souviens d'un gros carré de chocolat noir 100% cacao et de sa noisette énorme et beige couverts de mousse chevelue
Je me souviens de soucoupes volantes mauves fondantes et piquantes sur la langue
Je me souviens du jus d'orange en poudre 
Je me souviens de la purée de légumes tricolore aplatie lissée à la fourchette soigneusement puis projetée sur mon voisin hilare
Je me souviens du pain chaud tout juste sorti du four le dimanche avant la messe
Je me souviens de mes colliers en sucre à croquer
Je me souviens d'éclairs au café
Je me souviens d'un mille-feuille dégusté péniblement
Je me souviens de la peau dorée - grasse et croustillante - du poulet rôti-frites du jeudi midi
Je me souviens de mes orgies de citrons jaunes
Je me souviens d'un plat de blettes drôlement suspectes 
Je me souviens d'un bol de lait de chèvre servi sur un nuage...

© ema dée

mercredi 12 octobre 2016

La saveur délicate de l'imprévoyance


Dans le cas où
Peut-être que si
Dans l'attente de
Prévoir un plan de secours

Des fois que ?

Si jamais je devais
Au cas où il faudrait
S'il convient plutôt de
Penser à une alternative à

Qui sait ?

S'il arrive que
On ne pense jamais à
Parfois c'est quand même
Mieux d'avoir une autre idée

C'est plus commode !

Mais ça peut empêcher de
Le fait d'avoir pensé que
C'est comme si déjà

Alors on se précipite vers
Alors on se projette vers
Alors on se prépare à
Un échec cuisant
Ou une réussite de petite envergure
Ou un aboutissement de seconde zone

Donc
Il faut s'empêcher de
Éviter absolument de
Surtout ne pas

Autant que faire se peut.

© ema dée