dimanche 10 décembre 2017

Les animaux parlent et nous parlent : l'atelier d'écriture en ligne continue son chemin...

Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, férus-es d'expériences !

L'atelier d'écriture en ligne expérimental baptisé Animaux en folie/ Un mois entre nous poursuit son chemin.

L'objectif principal ?  Faire écrire celles et ceux qui en ont l'envie - et le temps ! - autour d'un thème, grâce à une incitation différente chaque semaine. Tous les styles et genres de texte sont acceptés. Les productions textuelles - singulières et personnelles - ne peuvent pas excéder les 400 mots et sont publiées sur ce blog. L'objectif sous-entendu ? Donner l'opportunité de s'amuser, se découvrir et se ménager une pause  créative salutaire.

© Men in Black  de Barry Sonnenfeld

Je rappelle l'incitation de la semaine écoulée : Et si la parole venait aux animaux
"Votre/ Un animal vous regarde dans le blanc de l’œil et se met à causer ! Faites-nous part de cet instant d'intense complicité." 

Cette proposition interroge la forme du dialogue. Ici, il est mis en scène de manière singulière, quatre fois de suite : Lucien s'appropriant l'image ci-dessus - livrée en clin d'oeil - tisse, à travers un tac au tac verbal, une relation faite de révélations profondes. Chez Joëlle, le dialogue se fait bref et a des allures de messages intérieurs : on entre dans une intimité secrète. Christine continue son chemin d'écriture en compagnie de ses trois gallinacées de caractère qui n'ont qu'un seul but... Chez Thomas, le dialogue - complice - se veut ludique mêlant jeu de contraintes et devinette. Bonne lecture !

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 © lei n'karna

— Sors pas ta tête par la fenêtre ! Tu vas finir par te faire choper par un camion abruti.

—  Sans blague, tu me crois assez con pour me manger un camion ? Je te rappelle que les chiens ont une meilleure vision que les deux pattes.

— Tu sais ce qu’ils te disent les deux pattes.
 
— C’est affectueux.

— N’importe quoi ! Fais ce que tu veux, je m’en tape.

— Ralenti ! Ralenti ! Nom de Dieu regarde celle-là. Une bombe, je vais…

— Tu rigoles ! c’est un basset, t’es un berger allemand de trente kilos ! Comment peux-tu la trouver canon ?

— L’âme mon pote ! Ma vision particulière me permet de voir l’âme avant le cul. Et ce basset a une âme magnifique. Voilà ce qui provoque en moi un certain émoi. Vous, les humains, il vous manque cette finesse de perception, ce petit supplément cognitif qui vous pousserait vers plus de… je sais pas, de… de… d’illumination. Vous restez prisonnier d’un comportement pré-calculé, enchaîné à des concepts préfabriqués, noyés dans un manichéisme éculé.

— Venant de la part de quelqu’un qui a besoin d’une laisse pour aller pisser, je trouve ta remarque un tantinet prétentieuse. En un mot comme en cent, tu n’es rien d’autre qu’un clébard obsédé qui saute sur tout ce bouge et qui me fout la honte dès que l’on descend de la voiture.

— Vision réductrice sur ma situation difficile.

— Quelle situation ?

— Je souffre !

— Quoi ?

— Je fais partie de ces êtres dont le taux de testostérones dépasse la moyenne. D’où ce besoin irrépressible de charmer le beau sexe. J’avoue qu’en de rares occasions, je peux avoir des élans qui peuvent sembler inappropriés pour le simple d’esprit ou le cul béni qui passe.  Les cicatrices de mon enfance n’ont pas aidé.

— Non, mais vas-y, arrête ! le seul problème que t’as eu enfant, c’est quand on avait une minute de retard pour remplir ta gamelle.

— Ha, le mec tout de suite la remarque désobligeante. Uniquement pour blesser. Ça ne va pas m’aider, tu sais.

— Quoi ?

— Et celle-là ! Regarde ! poh, poh, poh ! Si tu fais pas tout foirer, je l’emmène au paradis.

Malade ! Au sens propre, t’entends ? Oh ! t’entends ?

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© christine camara

Il y a trois semaines de cela, alors que je profitais d’une belle journée de répit pour consacrer un peu de temps à l’observation de mes chers gallinacés, j'ai assisté à quelque chose de stupéfiant ! J'étais accroupie dans l’herbe à les regarder vaquer à leurs occupations : Nanette grattait le sol avec frénésie, Piaulette lissait ses plumes, Riaba tentait de gober un papillon imprudent. Soudain, cette dernière vient se jucher un peu lourdement sur le composteur en face de moi, prestement rejointe par l’agile Nanette. Piaulette s’approche, sans sauter. Riaba pose alors sur moi ses yeux oranges, à ce moment le ciel s’assombrit, je réprime un frisson, le berger allemand du voisin se met à aboyer et …

— Qu’est-ce qu’il nous casse les oreilles, celui-là ! s’exclame Riaba en faisant trembloter ses barbillons rouges. Toi qui te dis "poulophile", as-tu vraiment réfléchi à notre condition ? Figure-toi que nous avons des revendications ! Pourquoi n’avons-nous pas de coq ici ? Nous n’avons pas le droit d’avoir un mari ? Toi, tu as bien un « Sans-plumes » qui vit avec toi ?

— Celui qui nous jette des petits morceaux de viande depuis la fenêtre de la cuisine, renchérit Nanette en désignant du bec la maison. 

— Oui, celui qui nous jauge, nous soupèse et parle de marmite, se plaint Piaulette d’une voix aigrelette. De toute façon, moi, je suis trop vieille, les plumes autour des os.

— Nom d’une tête de crevette, on s’égare, on s’égare ! reprend Riaba en faisant tressauter son impressionnant jabot. Nanette et moi nous souhaiterions avoir un compagnon grand, fort, avec un joli plumage et qui chante bien ! 

— Comme ça, nous aurions des poussins ! s’exclame Nanette. Mamy Piaulette, qui ne pond plus depuis longtemps, pourrait se rendre utile en couvant nos œufs, ça nous laisserait du temps libre ! 

— Petite impertinente !  siffle Piaulette, couver, couver, moi,  je suis en retraite ! D’ailleurs, il serait temps qu’on songe à m’installer un ascenseur, parce qu’avec mon arthrose, j’ai du mal de monter me coucher dans mon poulailler ! 

— A propos de dormir, coupe Nanette, me regardant d’un air canaille, quand, à la nuit tombée, tu fermes les loquets du poulailler, s’il-te-plaît, arrête de nous dire : « Un gros dodo, mes toutes petites ! », parce qu’on n’est plus tes toutes petites ! 

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 © joëlle ehrat

L'huîtrier-pie : Tu me regardes, je te regarde... quelle est notre envie commune ?... voler librement ?

Moi : Oui ! et ressentir ce qui est vivant entre nous.

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 © thomas cloué 

La discussion se déroule entre Joe et Thomas dans la niche de Joe. 

Thomas : Salut Joe ! Ça caille un peu chez toi, tu permets que je garde ma casquette ?

Joe : Mais oui, mon Thomas, tu peux garder ton chapeau si tu en as envie !

T. : Je suis venu te voir ce matin, parce que tu me semblais bien malheureux hier soir…

J. : Bah, oui con, si je t’ai lancé autant d’appels de nuit, ce n’était pas pour rien ! 

T. : Désolé, mais je suis là maintenant, alors qu’est-ce-qui ne va pas ?

J. : Alors voilà, lorsque la nuit vient nous autres chiens, aimons batifoler dans la nature et laisser libre court à notre instinct sauvage. C’est comme ça que j’ai fait la rencontre de Marjorine, la petite caniche des Michu… C'était l'été dans la ville il y avait un je ne sais quoi dans l'air et quand je l'ai vue je me suis tout de suite dit qu'avec elle, on ne peut que se sentir bien. Le problème c’est qu’elle est déjà maquée avec Rex et qu’il donne plutôt dans le genre jaloux. Mais avec un peu d’aide de mes amis, j’ai  quand même réussi à entretenir une relation avec elle. Depuis, je n’ai de cesse de lui dire chaque jour : Tu es si belle ! Tout ce dont tu as besoin c’est de l’amour ! Avec toi je libère mon cœur de sa prison sentimentale…

T. : Hi! Hi! Hi! Je ne te connaissais pas ce côté poète romantique, dis donc.

J. : Rhaaaa, ne m’interromps pas comme ça ! Je vais perdre le fil de mes pensées avec tes bêtises ! Ou en étais-je ? Ah oui, voilà,… La dernière fois que je l’ai vu, elle est entrée par la fenêtre de la salle de bain pour ne pas être repérée par les potes de Rex qui la surveillent depuis qu’ils m’ont aperçu à ses côtés, il y a une semaine. Nous avons une fois de plus passé un moment délicieux et extatique...
(un long silence se fait entendre)

T. : Et ?...

Mais qu'est-il arrivé à Marjorine? Comment pourra t-on faire pour avoir des explications sans excéder les 400 mots ? Et puis tous ces textes en italique ne vous rappellent-ils pas quelque chose d'un célèbre chanteur de blues rock anglais ?

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L'expérience vous tente ? Pour retrouver les conditions de participation, c'est ici et les écrits de la première semaine, c'est par là. 

Merci de votre visite et votre curiosité ! L'atelier continue sa route tranquille. Pour cette troisième semaine d'invention littéraire  et d'exploration de son intérieur animal, il s'agit de se livrer à une drôle expérience... La suite en mots, en images, dans une semaine.

À bientôt ! 

© lei n'karna © christine camara © joëlle ehrat © thomas cloué © ema dée

dimanche 3 décembre 2017

Les animaux en folie se présentent dans l'atelier d'écriture en ligne "Un mois entre nous"

Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, fans d'expériences !

Il y a une semaine a commencé un atelier d'écriture en ligne expérimental baptisé Animaux en folie/ Un mois entre nous.

L'objectif ?  Faire écrire celles et ceux qui en ont l'envie et le temps ! autour d'un thème, grâce à une incitation différente chaque semaine. Tous les styles et genres de texte sont acceptés. Les productions textuelles - singulières et personnelles - ne peuvent pas excéder les 400 mots et sont publiées sur ce blog.

Je rappelle l'incitation de la semaine écoulée : Faisons les présentations
"Inventer la carte d'identité de votre animal. Nommez-la/ le, décrivez-la/ le et caractérisez-la/ le. Il ou elle aura sans doute un signe distinctif. Et laissez-nous découvrir de quelle créature il s'agit."

Aujourd'hui, trois voix chantent, chacune à leur manière, une animalité tour à tour, mystérieuse et changeante,  malicieuse, élégante et gloutonne ou gracieuse, joueuse et sauvage ! Saurez-vous deviner quelle créature émeut tant Joëlle ? Mais qui se cache derrière le doux patronyme de Michel ?

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Joëlle

Cet animal est sacré et solitaire.

Il n'aime pas que je l'approche car il se méfie des êtres humains, mais je me sens concernée par sa blessure. Sa taille est immense, il mesure plusieurs kilomètres. Je le vois voyager et traverser le ciel, l'espace, il y glisse silencieusement, respire avec plaisir, rit avec le peuple ailé, plonge dans les mers profondes, danse avec les habitants aquatiques, aime sentir les flots des mers et des rivières masser son corps. Dans ces moments, il est profondément joyeux et communique la bonté et la gaieté autour de lui. ...mais viennent épisodiquement les moments sombres où ressurgit sa rage et où il est capable d'une grande fureur et de destruction. Il parcourt alors les plaines désertiques, où le soleil le brûle, il se déchaîne, arrache la végétation, déracine les arbres, ouvre le sol avec ses griffes, rugit de douleur. Il se terre ensuite pendant des mois dans le ventre des montagnes, à l'abri de la lumière, près de la chaleur du feu du centre de la terre. Et se retrouve, s'apaise.

L'animal que j'ai choisi détient beaucoup de connaissance, de sagesse et de puissance. Qu'il peut mettre au service d'une noble cause. Mais il faut l'aider car il est perdu.

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Christine

Préambule :

Il était une fois trois petites bêtes qui en avaient assez d'être enfermées dans les comptines et dans les albums du Père Castor. Tant bien que mal, les voilà qui prennent place à bord d'un vieil avion, piloté par un Pinocchio au nez cassé et … Adieu le vieux grenier! Vive la liberté !
Ce fanfaron de pilote, heureusement épaulé par un criquet malicieux, manquait d'expérience.
Alors que nos trois fugitives rêvaient déjà à des contrées lointaines, l'avion dut atterrir tant bien que mal dans un grand jardin en banlieue parisienne …

… mon jardin ! Mais de quels animaux s'agit-il ?

Les savants les rattachent à la grande famille Gallus gallus domesticus.
Ce sont des coquettes, adeptes de la toilette et des bains de soleils, d'incorrigibles gourmandes, adorant les escargots de Bourgogne, elles sont utiles au jardin, quoique ...
Bref, vous l'aurez deviné, ce sont mes POULES !

Ces trois charades vous donneront leurs noms :


Mon premier est une lettre grecque.
Mon second est une exclamation.
Mon troisième est le début d'un prénom chanté par Serge Gainsbourg.
Mon tout est le nom de la première …
[pi-oh-Laet : Piaulette]
Mon premier est une céréale.
Mon second est une voyelle.
Mon troisième est le contraire de « haut ».
Mon tout est le nom de la seconde …
[riz-a-bas : Riaba]
Mon premier est une exclamation enfantine.
Mon second est une gigantesque toile.
Mon tout est le nom de la troisième...
[na-net : Nanette]

La première est une grand-mère, qui a emprunté sa robe à l'automne.
De nature craintive, elle s'exprime toujours dans un registre aigu, sur un ton plaintif, d'où son nom de Piaulette. Elle a cessé de pondre.

La seconde, de taille respectable, un peu boudinée dans un tailleur en tweed noir et blanc, se distingue par les couleurs de son plumage.Son nom « Riaba », qui signifie «bariolé» a été emprunté a un conte russe où il était question d'une poule aux œufs d'or. C'est une gourmande et une bonne pondeuse. Assez bavarde, sa voix gravite dans les alto.

La troisième est une jolie petite demoiselle, drapée dans une cape moirée, profilée comme une voiture de compétition, et vive comme ses cousines sauvages.
Minuscule à son arrivée, comme une ... nanoparticule, sa taille lui a valu le nom de Nanette. Quoique petite, elle pond régulièrement. Elle aussi aime beaucoup s'exprimer, avec des intonations rauques, voire nasillardes.

Voilà, les présentations sont faites !

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Thomas


Michel a une belle robe ocre constellée d'ocelles allongées,

Michel pèse treize kilos depuis qu'il a dévoré les oiseaux de madame Pelletier,

Michel a une queue de quarante centimètres qu'il fouette quand il est énervé,

Michel aime attaquer mes invités et les mordiller des oreilles jusqu'au nez,

Michel a de beaux yeux jaunes pleins de malice,

Michel tire la langue quand il fait des caprices,

Michel grogne comme un moteur de mobylette de la police,

Michel dort dans les branches de mon bananier factice,

Michel a la taille d'un enfant de trois ans,

Michel devient invisible quand on se promène dans la forêt d'Orléans,

Michel aime affûter ses griffes sur les bras en bois du divan,

Michel et sa famille sont en danger à cause des bûcherons et des mécréants,

Michel a l'ouïe et l'odorat sensibles,
Michel défend son territoire de manière infaillible,
Michel devient sauvage quand il pète un fusible,
Michel a l'air d'une grosse peluche impassible,
Michel a un ventre blanc tout doux,
Michel a la démarche féline et sait être discret comme un sioux,
Michel aime bien la chanson de Kirikou,
Mais Michel est tout de même moins surréaliste que Babou.

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L'aventure vous intéresse, vous interpelle, vous émoustille, vous taquine ? Faites une pause littéraire et osez prendre place à la table de l'inspiration ! Tout l'atelier est expliqué ici. Alors, à vos stylos, à vos claviers ! Vous pouvez participer en envoyant simplement votre texte pour l'incitation suivante sur ema.dee.creations@gmail.com

À la semaine prochaine avec Animaux en folie/ Un mois entre nous !

© joëlle ehrat  © christine camara © thomas cloué  © ema dée

samedi 25 novembre 2017

L'atelier d'écriture en ligne commence aujourd'hui !

Chères internautes, passionnés blogueurs,

Je me mets entre parenthèses quelques instants, pour laisser la place à la parole et à l'imaginaire des autres...

À un mois de la crèche de Noël - santons, paillettes et cotillons ! - voici une occasion d'être déjà entre nous : aujourd'hui commence un atelier d'écriture à distance, baptisé Animaux en folie/ Un mois entre nous.

* Quelle est l'idée ? : À raison d'une proposition d'écriture différente chaque semaine et ce, pendant un mois, les participants-tes de cette excitante aventure auront à composer à partir d'une incitation.

  © Ace Ventura, détective pour chiens et chats de Tom Shadyac
* Sur que sujet, s'il vous plaît ? : Nous avons toutes et tous vécu une expérience drôle, effrayante, singulière, bizarre... avec un animal. Réelle, imaginaire, par procuration. Peut-être cela fait-il partie de nos plus beaux souvenirs ou au contraire, de nos plus grandes phobies, ou encore, de nos rêves ? ... Plonger sur le dos d'une baleine bleue, défier au 100 mètres haies des Vélociraptors, serrer la main d'un grizzli, gratter le ventre d'un tigre du Bengale, faire des entrechats avec des manchots sur la banquise, dresser des hyènes pour un défilé, discourir avec sa tortue, son chien, son perroquet...

* Cette expérience se déploie en quatre incitations :

1 - Faisons les présentations. (Semaine du 25/11 au 2/12)
Inventer la carte d'identité de votre animal. Nommez-la/ le, décrivez-la/ le et caractérisez-la/ le. Il ou elle aura sans doute un signe distinctif. Et laissez-nous découvrir de quelle créature il s'agit.

2 - Et si la parole venait aux animaux ? (Semaine du 2/12 au 9/12)
Votre/ Un animal vous regarde dans le blanc de l’œil et se met à causer ! Faites-nous part de cet instant d'intense complicité.

3 - L'effet kafka ou le réalisme magique (Semaine du 9/12 au 16/12)
Vous vous réveillez dans le corps et/ou l'esprit de votre/ un animal. Racontez cette formidable expérience !

4 - Encore un peu de prosopopée ? Non, ce sera de l'éthopée, merci ! (Semaine du 16/12 au 23/ 12) - Sujet au choix

a - Livrez-nous le portrait (psychologique, physique ou comportemental) singulier, drôle, ennuyeux... de cet animal qui vous inspire, vous émeut, vous amuse, vous ennuie, vous terrifie, vous fascine. 

b - Choisissez un animal qui vous inspire et inventer l'histoire émouvante de votre rencontre.


© Mon chat de Gilles Bachelet

* Voici les consignes, les attentes :
- tous les genres de texte sont acceptés du moment qu'ils interagissent avec l'incitation hebdomadaire ;
- pour les incitations 2, 3 et 4, le texte sera accompagné si possible d'une image de l'animal choisi (portrait, mise en scène...) ;
- les images seront recadrées aux dimensions du blog ; elles devront être de bonne qualité au départ. Elles viendront ménager des pauses entre les textes publiés ; 
- les textes à produire sont limités à 400 mots max. afin de rendre la lecture sur écran confortable ;
- l'invitation est sans censure, sachons néanmoins rester dans les limites des convenances, de la morale et de notre bon goût ;
- les productions aux mains enfantines sont aussi les bienvenues !

* Quelle est l'organisation ? :
J'envoie l'incitation à chaque début de période. Je publie les textes reçus dans ce blog, le dimanche suivant. 

* Quelques précisions complémentaires :
La présence d'images est intéressante : elle stimulera vos productions textuelles ;  à chacun-e de trouver sa manière de les faire dialoguer ensemble.

Cette proposition entre dans le cadre d'un de mes cours de Master 2 Métiers de l'Écriture et de la Création littéraire, intitulé "Formation à la direction d'atelier d'écriture".

Toutes les productions textuelles (et iconographiques) soumises sont acceptées et aucune ne fera l'objet d'une évaluation de ma part. Les retours et les réactions sur les textes et/ ou les images via Le Horlart  seront libres et toujours bienveillants.

Alors, tonifiez vos doigts, ouvrez votre cœur, vos yeux et votre esprit, laissez le petit animal ou la faune sauvage qui est en vous aboyer miauler caqueter rugir hululer bramer roucouler...  et écrivez !

Pour proposer vos textes, demander un complément d'information, etc... écrivez-moi sur ema.dee.creations@gmail.com

Hâte de vous lire, de vous publier et de vous faire découvrir !

© ema dée

Ema Dée à SoBD !

Chères internautes, chers blogueurs,

Sur l'aimable invitation d'Emmanuelle Robin, illustratrice, graphiste et enseignante à l'ENSAA Duperré dans le cadre des Cours Municipaux pour Adultes (ou CMA) proposés par la Ville de Paris, je participe dans quinze jours à la 7ème édition du salon SoBD.

Se tenant régulièrement à l'Espace des Blancs-manteaux dans le 4ème arrondissement de Paris, SoBD, comme son nom le suggère, est un salon spécialisé dans la bande dessinée et les expressions graphiques associées. 

 
 A l'automne. Feutre sur papier. 14 cm x 14 cm. 2016

C'est, chaque année et durant trois jours, l'occasion pour le public de découvrir ou de redécouvrir des auteurs, scénaristes, illustrateurs, coloristes, ou éditeurs à succès et émergeants, d'écouter parler de bandes dessinées, de regarder des bandes dessinées, d'acheter des bandes dessinées, de s'extasier sur des expositions consacrées à la bande dessinée, de participer à la réflexion collective sur l'état de santé de la Bande dessinée, de s'imaginer bientôt écrire, illustrer et pourquoi pas ? publier sa propre bande dessinée. 

Bref, vous l'aurez compris, SoBD est un événement fan de bandes dessinées !

Le salon fait une place à l'animation et à la formation artistique du 8 au 10 décembre prochains : les ateliers Illustration-Narration des CMA seront notamment représentés. Ils organisent une exposition-vente d'originaux et la présentation de projets éditoriaux achevés ou en cours. 

J'assurerai une permanence aux côtés d'autres talentueux-ses artistes ; j'en profiterai pour présenter et proposer à la contemplation Et à la vente quelques-unes de mes productions sur papier : ce sont cinq œuvres graphiques de petit format, en couleurs et en noir et blanc. (Les dates et les heures de ce moment d'exception seront précisées ultérieurement sur ma page Facebook.)

Au plaisir d'échanger avec vous Et de faire des affaires sur le stand des CMA !

À bientôt.

© ema dée

mercredi 22 novembre 2017

Mise en beauté



Le Horlart affine sa silhouette
Le Horlart brosse sa chevelure
Le Horlart se fait une French manucure
Le Horlart s'achète un nouveau manteau
Le Horlart jette ses vieilles frusques
Le Horlart  passe un peu de temps au sauna
Le Horlart dort avec des tranches de concombre sur ses paupières fermées
Le Horlart achète du fil dentaire
Le Horlart s'épile le maillot
Le Horlart se rase les aisselles
Le Horlart troque sa peau tannée de l'été pour sa douce peau d'hiver
Le Horlart mange des repas jaunes et oranges
Le Horlart boit 
Le Horlart se masse avec de la crème au beurre de Karité
Le Horlart se fait offrir un parfum hors de prix

Mais le Horlart refuse le botox et l'épluchage biorevitalisant. 

© ema dée

samedi 28 octobre 2017

Le défi Inktober...

C'est quoi, c'est qui ?


Inktober est un défi graphique à l'encre qui s'étale chaque année sur tout le mois d'octobre depuis 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici l'idée en mots et en images, plein !

 
Invention de Jake Parker, il s'agit du cadre d'une création à contrainte à partir de mots,  exercice cher à l'OuLiPo et ses héritiers: une première liste est donnée pour guider et impulser la création journalière ; pour les courageux, une seconde liste est fournie à mixer avec la première. Il est aussi possible de se rajouter une ou plusieurs contraintes personnelles. Avis aux téméraires de la création "bdoulipienne"! Pour ma part, je décide d'associer cette réflexion en images à un thème qui m'inspire en ce moment : les sorcières.



Que dire de cette première expérience ? Produire à partir de mots qui ne viennent pas de moi s'annonce comme un vrai défi. Je me demande en découvrant les inducteurs de Jake Parker ce qui a présidé et précédé leur choix. Comment ont-ils été sélectionnés? Quelle histoire se cache derrière ? Peut-être simplement, ont-ils été piochés au hasard en ouvrant un dictionnaire ?

Comment se débrouiller ? Il faut, je le crois assurément, créer sa propre histoire autour de chacun des termes, trouver un lien. Ils sont ces multiples portes ouvrant sur un univers connu, proche, un peu assoupi cependant qui, soudain, s'agite, se déploie, devenant résolument excitant, prêt à être interrogé, exploité et enrichi...


Écrire sur les mots d'un autre, c'est offrir à cet autre une interprétation inconnue de lui ou se trouver une filiation, créer une connivence. Ou alors,  il s'agit de regarder son propre monde avec des yeux neufs, porter un regard singulier sur ce qui paraît de prime abord anodin, ordinaire, pire inintéressant, galvaudé.

En outre, la contrainte extérieure m'oblige à partir dans de nouvelles expériences et investigations. Par exemple, dans les dessin publiés, apparaît une petite sorcière à l'épée : je n'aurai jamais eu l'idée de dessiner cela de moi-même car l'épée n'appartient pas à mon langage graphique.


Enfin, participer à ce défi me permet à ma façon de rejoindre une communauté d'artistes qui se posent chacune et chacun - dans des proportions variées - des questions esthétiques et de pratique graphique - et s'amusent ! - dans un cadre temporel similaire.

Pour constater l'ampleur de ma tâche, c'est ici.

Une expérience qui s'inscrit dans un projet texte-image qui dure, qui dure...

Et merci pour votre curiosité à toutes épreuves !

© ema dée

Ma boutique sur Society6, le projet continue...

Chères toutes, chers tous,


L'année dernière, je vous annonce l'ouverture d'une boutique virtuelle sur la plateforme Society6, baptisée EmaDéeCréations. Elle répond à la fois à une idée simple et à une question répandue chez les artistes s'exprimant prioritairement à travers le dessin traditionnel : quelle(s) possibilité(s) de promotion des œuvres graphiques, avec quel(s) moyen(s), quel(s) diffuseur(s), comment bien s'y prendre ?

Ma joie de réaliser que mon style graphique assez personnel peut faire "design" sur des objets lifestyle demeure aujourd'hui intacte au point que j'augmente sensiblement le nombre de collections d'objets proposées. 

http://nsm07.casimages.com/img/2017/11/02//17110209512414387615350830.jpg

Aussi, si dans les premières collections créées, je me suis interrogée sur l'adaptation et la "transformation" d'un motif vestimentaire personnel - développé dans mon dessin de personnages - en motif décoratif pour un objet du quotidien, cette seconde période de création, s'intéresse à la figure  : animaux anthropomorphisés, groupes, personnages féminins... se baladent sur des mugs, stickers, carnets, sacs, pochettes fourre-tout, coques, voire des tapis ! ...


Le défi ? Trouver le juste milieu entre proposer des visuels attractifs, attendus tout en étant très représentatifs de son/ mon propre travail. Cette problématique explique des évolutions dans ma boutique depuis sa création : certains produits ont complètement disparu, d'autres ont été mis en retrait pour ré-apparaître à un moment plus propice, ou encore, je me suis risquée à proposer de toutes nouvelles créations.


Pour découvrir les premiers pas de ce nouveau projet, c'est ici.

À bientôt sur Society6 !

© ema dée