samedi 28 octobre 2017

Le défi Inktober...

C'est quoi, c'est qui ?


Inktober est un défi graphique à l'encre qui s'étale chaque année sur tout le mois d'octobre depuis 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici l'idée en mots et en images, plein !

 
Invention de Jake Parker, il s'agit du cadre d'une création à contrainte à partir de mots,  exercice cher à l'OuLiPo et ses héritiers: une première liste est donnée pour guider et impulser la création journalière ; pour les courageux, une seconde liste est fournie à mixer avec la première. Il est aussi possible de se rajouter une ou plusieurs contraintes personnelles. Avis aux téméraires de la création "bdoulipienne"! Pour ma part, je décide d'associer cette réflexion en images à un thème qui m'inspire en ce moment : les sorcières.



Que dire de cette première expérience ? Produire à partir de mots qui ne viennent pas de moi s'annonce comme un vrai défi. Je me demande en découvrant les inducteurs de Jake Parker ce qui a présidé et précédé leur choix. Comment ont-ils été sélectionnés? Quelle histoire se cache derrière ? Peut-être simplement, ont-ils été piochés au hasard en ouvrant un dictionnaire ?

Comment se débrouiller ? Il faut, je le crois assurément, créer sa propre histoire autour de chacun des termes, trouver un lien. Ils sont ces multiples portes ouvrant sur un univers connu, proche, un peu assoupi cependant qui, soudain, s'agite, se déploie, devenant résolument excitant, prêt à être interrogé, exploité et enrichi...


Écrire sur les mots d'un autre, c'est offrir à cet autre une interprétation inconnue de lui ou se trouver une filiation, créer une connivence. Ou alors,  il s'agit de regarder son propre monde avec des yeux neufs, porter un regard singulier sur ce qui paraît de prime abord anodin, ordinaire, pire inintéressant, galvaudé.

En outre, la contrainte extérieure m'oblige à partir dans de nouvelles expériences et investigations. Par exemple, dans les dessin publiés, apparaît une petite sorcière à l'épée : je n'aurai jamais eu l'idée de dessiner cela de moi-même car l'épée n'appartient pas à mon langage graphique.


Enfin, participer à ce défi me permet à ma façon de rejoindre une communauté d'artistes qui se posent chacune et chacun - dans des proportions variées - des questions esthétiques et de pratique graphique - et s'amusent ! - dans un cadre temporel similaire.

Pour constater l'ampleur de ma tâche, c'est ici.

Une expérience qui s'inscrit dans un projet texte-image qui dure, qui dure...

Et merci pour votre curiosité à toutes épreuves !

© ema dée

Ma boutique sur Society6, le projet continue...

Chères toutes, chers tous,


L'année dernière, je vous annonce l'ouverture d'une boutique virtuelle sur la plateforme Society6, baptisée EmaDéeCréations. Elle répond à la fois à une idée simple et à une question répandue chez les artistes s'exprimant prioritairement à travers le dessin traditionnel : quelle(s) possibilité(s) de promotion des œuvres graphiques, avec quel(s) moyen(s), quel(s) diffuseur(s), comment bien s'y prendre ?

Ma joie de réaliser que mon style graphique assez personnel peut faire "design" sur des objets lifestyle demeure aujourd'hui intacte au point que j'augmente sensiblement le nombre de collections d'objets proposées. 

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Aussi, si dans les premières collections créées, je me suis interrogée sur l'adaptation et la "transformation" d'un motif vestimentaire personnel - développé dans mon dessin de personnages - en motif décoratif pour un objet du quotidien, cette seconde période de création, s'intéresse à la figure  : animaux anthropomorphisés, groupes, personnages féminins... se baladent sur des mugs, stickers, carnets, sacs, pochettes fourre-tout, coques, voire des tapis ! ...


Le défi ? Trouver le juste milieu entre proposer des visuels attractifs, attendus tout en étant très représentatifs de son/ mon propre travail. Cette problématique explique des évolutions dans ma boutique depuis sa création : certains produits ont complètement disparu, d'autres ont été mis en retrait pour ré-apparaître à un moment plus propice, ou encore, je me suis risquée à proposer de toutes nouvelles créations.


Pour découvrir les premiers pas de ce nouveau projet, c'est ici.

À bientôt sur Society6 !

© ema dée 

jeudi 21 septembre 2017

Les nuits blanches peuvent être des muses

Il m'arrive d'être réveillée la nuit par une idée, une idée fixe. Elle me semble bonne, merveilleuse, précieuse, mais me parvient cachée, codée, mystérieuse, semblable à un rêve nocturne

Si je n'en tiens pas compte, impossible de me rendormir, elle est là, obsédante et toute puissante.

Je lutte un peu, je résiste, peut-être parce qu'à cet instant précis, il me semble que je perds le contrôle. Bientôt, je me lève et je note cette idée fixe comme je peux : ce sont alors des traits vifs jetés sur une feuille de papier déjà préparée, ou griffonnées sur un carnet, une suite de mots, l'ébauche d'un récit ou d'une pensée en prose.

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Un début de quelque chose... qui ne supporte pas d'être enfermé de suite dans une forme achevée, définitive.
 
Ce n'est qu'après quelques jours d'attente, une prise de recul, que je cherche dans les gribouillis ou les mots - tracés quasi sous la dictée de mon inconscient - une signification. 

De beaux projets jaillissent parfois des nimbes de la nuit...


Sur un thème proche : Le mystère du dessin sans...

© ema dée

mardi 19 septembre 2017

Paysages, expériences et pensées aquatiques...

Chères lectrices, chers lecteurs,

C'est la rentrée... et si vous me racontiez un de vos souvenirs de vacances  !


Petit zoom sur trois moments-clés de mon été :

1 - Au Centre de loisirs maternel Joliot Curie - Wallon à Gennevilliers, je propose à des petits groupes d'enfants âgés de 3 à 6 ans de travailler ensemble à plusieurs compositions plastiques sur les thèmes proposés pour les vacances  : Sur l'eau et Dans l'eau. Par exemple, avec le plat de la main ou le bout des doigts, en pressant une plaque de forex ou un bout d'éponge couvert de peinture contre du papier blanc, et en assemblant des pièces entre elles, les enfants expérimentent dans la joie la création de matières et de formes. À l'honneur petits bateaux, vaguelettes et vie aquatique...

Bateaux sur l'eau  
Monotype à la gouache, collage de papier Canson. 75 cm x 50 cm.  2017

Les petits poissons dans l'eau
Pochoirs à la gouache, découpage et collage. 75 cm x 20 cm env. 2017

2 - Escapade normande. Le temps d'un week-end salutaire, vêtue sobrement d'un T-shirt en coton et d'un pantalon en toile retroussé à la va-vite, les pieds nus dans mes tennis basses à motifs, je me promène avec une amie dans les paysages marins du Havre. Il fait un temps merveilleusement clair et chaud. Cette marche lente en bonne compagnie me repose. Le calme - d'une jetée ou d'une étendue de galets - avant la tempête...










Promenade havraise un samedi après-midi. 2017

Plage havraise un dimanche matin. 2017

3 - Voyage breton. À la faveur d'une croisière, je découvre avec mon compagnon les îles et les côtes du Golfe du Morbihan. Un vent franc nous souffle dans les cheveux et le visage, se glisse dans notre cou et palpe nos vestes, peut-être est-ce le Suroît ? Instants de félicité à deux cependant : les eaux scintillantes du Golfe sont plutôt calmes et le soleil matinal, un peu cabochard, joue avec les cumulus et les stratocumulus. Nous ferons escale à l'île aux Moines.

À vos plumes, crayons, claviers, pavés numériques... ! 

© ema dée

mardi 5 septembre 2017

Un mois d'août dans l'eau sur Tumblr

Chères internautes, passionnés blogueurs,

Difficile exigence que celle de montrer de la constance dans la création graphique et littéraire, quelles que soient les conditions dans lesquelles elle s'exprime, se déploie et se montre.

J'en fais particulièrement l'expérience avec Le Horlart à 1,99, projet créatif en cours depuis avril 2016 qui consiste en la publication d'images et de textes personnels sur Tumblr. Une autopublication dans l'idée, quotidienne - mais dans les faits, soumise à quelques contingences qui assouplissent le cadre de départ, de temps à autres...

 "L'eau est belle. Water is beautiful."

Difficile exigence également que celle de la transparence dans la création graphique et l'écriture, je veux dire, d'afficher sa volonté de tout montrer, les bons morceaux, les beaux morceaux, les excellents morceaux, bien sentis et opportuns... et tous les autres, un peu moins convaincants. Moins convaincants car tous les sujets ne se prêtent pas à l'exercice de la dé-monstration  inconditionnelle, du dessin rapide sans recherche préalable ou/ et de l'écriture spontanée ; certains demanderaient un peu plus de temps, de maturation dans le geste, la recherche du sens et du point de vue à adopter.

 "L'eau est tranquille. Water is calm."

D'aucuns pourraient m'objecter ceci : quelle nécessité de s'imposer autant de contraintes (sujet, temps, textes bilingues...), le dessin comme l'écriture sont d'abord des activités de divertissement, récréatives ou exutoires ? Pourquoi, en effet, soumettre l'une et l'autre à un cadre aussi "coercitif" ?  Dans un article récent, je mettais en avant mon obsession pour la méthode encyclopédique, l'intérêt pour les dictionnaires et les imagiers, le goût des classements et de l'archivage de données.

 "L'eau est vitale. Water is essential."

Dans Le cycle de l'eau développé en août dernier et choisi parce que durant le mois, j'avais à réfléchir sur des idées d'animations sur ce thème en direction de jeunes publics, j'ai d'abord regretté mes choix esthétiques et sémantiques : l'eau est un sujet sérieux mais qui peut être traité de différentes façons, polémique, poétique, critique, humoristique, documentaire ou naïve, surréaliste, naturaliste, intimiste, futuriste, etc... , autant de facettes d'un sujet très actuel auxquelles je n'ai pas vraiment réfléchi en amont...

Ce fut comme donner libre cours à mes idées reçues, assumer mes à-priori, exprimer mes envies... sans censure !

La contrainte de la création régulière me semble malgré tout très intéressante dans mon cheminement, car elle me permet de relativiser l'idée de la constance de ma création, de me mettre à l'épreuve, d'accepter tout ce qui vient et de mettre en perspective mon savoir-faire. En outre, c'est une manière pertinente de produire une sorte de matériau brut contenant des idées à déployer plus tard. Elle représente de surcroît, un bon moyen de préparer le terrain (intellectuel, émotionnel, physique) pour un développement graphique, littéraire - ou plastique ! - ultérieur, dans un projet artistique plus conséquent, par exemple.

 "L'eau est libre. Water is free."

De manière générale, traitée de cette manière, c'est-à-dire en variant, chaque mois, le thème, l'outil et le style du texte, ma création graphique et littéraire à contraintes fonctionne comme un carnet de recherches évolutif : elle me fournit un ensemble de premiers jets à exploiter ou pas, à partager assurément, et me donne une certaine confiance dans la validité - ou l'absence d'intérêt - d'une idée, d'un thème, d'un style ou d'une réflexion en mots et en images. 

 Les rêves d'O, composition  - Crayon de couleur sur papier blanc
29 cm x 40 cm - 2017

Pour découvrir mon cycle de l'eau et d'autres sujets, c'est ici. Merci par avance pour votre curiosité !

Un projet suivi, rendez-vous ici !

© ema dée

Le mystère du dessin sans objet

Entre une production quasi normée tant elle est cadrée, pensée, organisée, et une création attendue, jugée et sanctionnée avec des critères qui parfois m'échappent, jaillit le dessin sans objet.

Il privilégie les nuits agitées, insomniaques ou pensives. 
 
Aucun texte n'accompagne ni ne précède ce dessin, aucune idée claire - en amont ou en aval - ne vient le justifier, rien de particulier n'apparaît à la surface de ma conscience, seule s'exprime, sur une feuille de papier blanc, l'envie de tracer, marquer, cerner, donner forme et corps. 


Une fois fini, ce dessin sans prétexte ni justification, à part celle d'exister enfin,  me plonge dans un abîme de perplexité : qu'est-ce qu'il peut/ veut bien signifier ?


 Portrait de groupe - Feutre pinceau et encre de Chine sur papier Canson
29 cm x 29 cm  env. - 2017

 © ema dée

lundi 10 juillet 2017

Faire son autoportrait ?


Ce n'est qu'à partir du moment où l'on est engagé sur un chemin 
que l'on mesure sa réalité. 

Sentence de mon cru qui résume parfaitement le sentiment qui m'a habité pendant cette année de formation au Master 1 Pratiques artistiques contemporaines - Arts plastiques au moment où j'ai posé mon sujet de recherche, l'autoportrait : la frayeur, la gêne, l'envie de fuite... Pourquoi, en effet, se/ me lancer dans un projet où il est question de se/ me représenter alors qu'on a - que j'ai ! - une vraie appréhension à l'idée de mettre en scène, son soi/ mon moi physique, émotionnel ou psychologique ?


Parce qu'en tout premier lieu cela pose la question cruciale du point de vue à adopter, liée nécessairement à la notion de ressemblance. D'aucuns parleront de préférence de mimesis*, d'imitation ou d'identité : ai-je envie, besoin, que l’œuvre que je vais produire soit mon double ? Être reconnaissable est-il pour moi essentiel, nécessaire ? Et ce "reconnaissable" se définit-il en fonction de ma pratique ou de mon physique, ou bien des deux ? Qu'est-ce que "se ressembler" au XXIème siècle et pour servir quel(s) dessein(s) ?

    * Mimesis : terme tiré de la Poétique d'Aristote, définissant l’œuvre d'art comme imitation du monde en obéissant à des conventions. Selon qu'on se place du côté de la Littérature, du Cinéma ou de la Peinture, par exemple,  ce terme désigne la recherche de ressemblance ou de l'effet de réel.

Donner/ créer/ faire une image de soi oblige nécessairement à une prise de distance. Il s'agit d'une représentation qu'elle soit dessinée, peinte, gravée, sculptée, photographiée ou filmée, autrement dit, il y a forcément interprétation dès lors qu'on s'envisage à travers un média.  De plus, l'acte exprime et ouvre d'emblée sur un manque. Le genre, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, continue d'intéresser et de fasciner autant les artistes que les historiens de l'Art.


Pour autant, la représentation de soi reste un défi en soi, celui des interrogations de l'artiste face à elle-même, qu'elle fasse de cette auto-représentation le centre de sa création artistique à l'instar d'Ester Ferrer, qu'elle soit le corollaire nécessaire de sa démarche artistique comme chez Helene Schjrefbeck, ou qu'elle la considère comme un outil de construction identitaire, d'introspection, de rêverie, ou de soutien pour une promotion personnelle ou le moyen d'une critique esthétique ou sociale, acérée, humoristique, poétique... (de Vincent van Gogh à Cindy Sherman, en passant par Frida Kahlo, Roman Opalka, Henri Matisse, Jim Dine... pour ne citer que quelques-uns des artistes qui ont compté pour moi cette année).


La représentation de soi, l'auto-représentation, l'autoportrait, la figuration ou l'image de soi autant d'appellations où sourdent à la fois une recherche et la (dé)monstration d'un savoir-faire, d'un style, d'un regard, en accord ou en désaccord avec les codes et les canons de "beauté" de l'époque (goûts esthétiques, attentes du public, critères définis par les marchés de l'Art, influence du contexte socio-économique et culturel voire géographique...) et une interrogation ontologique sur la place et l'être de l'artiste dans le Monde (des idées, des femmes et des hommes).


Pour se débrouiller avec ce nouveau sujet pour lequel je mets entre parenthèses ma tendance à l'autofiction et à l'invention d'avatars et de personnages - actrices de récits imaginaires, je développe une création essentiellement graphique soutenue par trois "exercices" rigoureux : le dessin quotidien face au miroir, le dessin d'après des photomaton et des photographies souvenirs datant de différentes périodes de ma vie, dans des lieux et occasions variés, enfin, le dessin à partir de selfies récents. Je remarque que se regarder dans le miroir oblige à une représentation fixe un peu sérieuse alors qu'avec la photographie en support, je m'autorise une prise de risques, plus de liberté dans mon dessin : l'image photographique joue davantage le rôle d'une source documentaire sur un sujet : moi.


Je réalise que cette phase de "ressemblance" à ce que je vois est incontournable même si dès les premières ébauches, un écart sensible se fait sentir entre le moi-modèle et le moi-portrait ; c'est une étape obligée de mon travail avant de pouvoir laisser advenir autre chose de moins figuratif, de plus narratif ou plus abstrait peut-être.


La recherche en Arts plastiques tout en élargissant son propos singulier à des questions esthétiques et sociales plus larges, doit  néanmoins, il me semble, s'inscrire dans des habitudes de création personnelles. Aussi, je ne peux aborder l'autoportrait sans ouvrir une nouvelle collection d'images qui dessineront au fil des jours, les contours d'une pratique aussi identitaire que mon visage représenté sur une feuille de papier. Je ne peux envisager l'autoportrait sans une pratique graphique diversifiée ; feutre, pinceau, crayon, collages, tout contribuera à étudier et révéler mon moi physique, psychologique et artistique. Je ne peux aborder l'autoportrait sans envisager le livre d'artiste.


C'est aussi accepter de se précipiter, de prendre ce qui vient subitement ou à-priori, d'y voir le signe, la manifestation d'une nécessité, et de faire avec cette spontanéité pour déterminer les choix à venir. Ils seront construits, cultivés, réfléchis grâce à un va-et-vient entre des lectures en Arts et en Sciences humaines (esthétique, philosophie, histoire, sociologie, psychologie, psychanalyse, littérature, ethnologie...) et une pratique qui se révèle, se détermine, se construit par différence ou similitude avec d'autres pratiques.


Le livre d'artiste reste ma manière privilégiée de montrer une cohérence dans une multitude et de livrer un regard personnel sur une idée. C'est cet objet polymorphe, ludique, décalé, poétique, qui répond surtout à mon besoin d'organiser les textes et les images librement, et de me raconter à travers la multiplication et l'accumulation des vues. Ces "organisations libres" que présentent, de manière générale, mes livres d'artiste se soucient cependant d'offrir à la lectrice et au lecteur potentiels la possibilité de manipuler un objet et une liberté de lecture des images et des textes. 
Le livre d'artiste me permet aussi de satisfaire un goût personnel pour la fabrication d'une œuvre à la main, sensible, de facture singulière et adaptée à son propos. J'exprime par ce biais un parti-pris personnel esthétique fort fondé sur la défense et la revendication d'un art dit "artisanal".

Cette année m'aura donné le temps de me pencher plus longuement sur l'esthétique du livre d'artiste. À ce propos, je recommande pour les amateurs-es qui s'intéressent à cette question particulière deux ouvrages indispensables :

- BROGOWSKI Leszek, Éditer le livre d'artiste et l'histoire du livre, Rennes : éd. Incertain Sens, 2016
- MOEGLIN-DELCROIX Anne, L'esthétique du livre d'artiste : 1960/ 1980 : une introduction à l'art contemporain, Paris : éd. Le mot et le reste/ Bibliothèque nationale de France, 2001

Cette recherche est susceptible de se poursuivre sous différentes formes, en voici une - plus libre et spontanée - développée sur mon Tumblr :

"Si on s'invente un peu tous les jours, on peut devenir un personnage fantastique."

Autoportraits, textes et images
Techniques mixtes sur papier - 9 cm x 9 cm
Juillet 2017
 

© ema dée