jeudi 28 janvier 2010

Les deux faces du Baobab

Un essai pour l'illustration du thème de l'arbre sous la forme d'un petit livret-cadeau à l'occasion du prix Baobab décerné à l'illustratrice pour la jeunesse Kitty Crowther, au Salon du livre et de la presse pour la Jeunesse de Montreuil 2010.

Baobab (Variations)

baobab.jpg 

Dépliant  -  8 x 16 cm
Encre de Chine sur papier chinois et Aquarelle sur papier aquarelle fin
2010.

vendredi 8 janvier 2010

Kiki Lamers et ses portraits d’enfants

L'Institut néerlandais installé au 121 rue de Lille dans le 7ème arrondissement à Paris, propose de voir une vingtaine de portraits de l'artiste néerlandaise Kiki Lamers, consacrée par le prix Jordaan-van Heek . Ce prix créé en 1996  par la fondation du même nom a pour but de soutenir et de stimuler la culture et l'art néerlandais.
 
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Ne connaissant pas du tout cette artiste ni ce prix, je  suis allée voir cette exposition pour le sujet, le portrait,  et cette impression bizarre de proximité et de distance, de matérialité et d'icône, que m'avait laissée une photo de son travail, vue dans un journal.

Ici,  ce ne sont pas des représentations d'enfants jouant à être ou à paraître des enfants. Non, à mon sens, K. Lamers traite son sujet comme un sujet d'abord, c'est-à-dire comme une suite de choix esthétiques. Ce sont des portraits d'enfants  certes, mais on ne peut passer à côté des couleurs utilisées.  Souvent des camaïeux clairs ou des couleurs très sombres, elles ont quelque chose d'étrange et d'étranger, avec notamment des roses iridescents. 

On ne peut pas ignorer non plus cette touche gracieuse et douce qui rend les enfants à la fois présents et absents, entre réalisme photographique et travail de mémoire. Ce sont des représentations en plans rapprochés, aux cadrages soignés, des gros plans aussi. Kiki nage dans les eaux de l' hyperréalisme sans pour autant jamais vraiment le servir parfaitement.

Sur un plan plus personnel, cette galerie de portraits m'a troublée : est-ce dû à la taille monumentale des tableaux sur lesquels des enfants posent simplement, ou à l'expression  dans leurs regards à la fois si captivante et peut-être… dérangeante, ou encore à cette absence de pudeur que j'ai crue y voir,  ou bien alors  à la manière dont  l'artiste néerlandaise assume son sujet de prédilection?

A vite découvrir, juste pour se faire sa propre opinion, jusqu'au 24 janvier 2010.