vendredi 20 novembre 2015

Pour la Journée internationale des droits de l'enfant

Aujourd'hui 20 novembre, c'est la journée internationale des droits de l'enfant. Parmi ces droits précisés par la Convention internationale des droits de l'enfant adoptée le 20 novembre 1989 et ratifiée par 196 pays, le droit à la santé, le droit à un développement harmonieux, le droit à la culture, le droit à la dignité, le droit à la vie, le droit à l'identité, le droit de vivre avec ses parents, le droit de bénéficier d'une protection, le droit à l'éducation. 

Quels sont les enjeux de cette convention et de cette journée de célébration ? La convention définit un cadre contraignant pour les pays qui l'ont ratifiée, c'est-à-dire qu'ils sont tenus de respecter les dispositions définies et de les faire respecter. Ils doivent, en outre, créer un cadre qui garantit le respect et la protection des droits de l'enfant. Cette journée est l'occasion de faire le point sur la situation de l'Enfance dans le Monde et pour chaque État, sur son propre territoire. C'est aussi une manière objective de rester vigilant et actif.


Hier matin, sortie de métro, ligne 13. Montée et descendue en tête de train. Retour paisible d'un rendez-vous matinal qu'une musique tonitruante vient secouer soudain : depuis l'avant-dernière voiture du métro, de la musique poussée très fort et un chanteur convaincu. Boîte à rythmes posée au sol et pied posé en rythme sur un dancefloor étroit et improvisé. Il danse, il s'agite. Pour titiller le voyageur apathique, la voyageuse indifférente, les voyageurs préoccupés. 

Je le vois quand je passe devant les portes encore ouvertes du métro. Je vois aussi le petit bonhomme qui l'accompagne, immobile, un peu penché sur le côté, visage impassible, comme serré dans son petit costume de fan désigné volontaire. 

Je me dis, vu son âge, l'heure et le jour, le garçon aurait dû être dans sa classe de CE2. Rêvassant la tête tournée vers la fenêtre ou bâillant un peu au-dessus de son texte à lire. Peut-être. Pressé de retrouver la cour de récréation, les copains, la balle de foot qui atterrira fatalement sur le toit ou de l'autre côté de la grille de l'école, au milieu de la route - Oh flûte, t'as encore tiré trop fort !- et le steak-frites servi sans rab au self scolaire. Peut-être. 

A chaque fois que je rencontre un enfant au mauvais endroit au mauvais moment, j'ai envie de lui demander : "Dis, qu'est-ce que tu fais là ? Tes parents savent où tu es ? Dis, y'a pas école aujourd'hui ?"

Je n'en fais rien... De quoi j'me mêle ?

Pour mémoire : en 2013, je m'intéresse à l'illustration du droit à la protection.

© ema dée

mardi 17 novembre 2015

Un jour particulier pour tous les hommes

Car, c'est aujourd'hui la journée internationale de l'homme. Je propose pour cette occasion que je célèbre pour la première fois une composition inédite. Le texte qui l'accompagne ? Une pensée pour tous les hommes de ma mémoire...


Te rappelles-tu, Ondine,
Pierrot l'enfant lunaire et son chat myope,
Carlos l'infâme bagarreur de rue,
Jean-Philippe et sa fleur de bouton Ophélie,
Majid le tyrannique roi de l'informatique,
Alexis le joueur de batterie fou,
Marcel l'alcoolique extatique,
Sylvain le plus grand zozoteur de tous les temps ?

Sais-tu, Ondine,
Serge roule des mécaniques dans sa voiture Lada,
Boubakar s'endort à son travail de vigile,
Joël invente des machines enfantines,
Dani chante le bleu,
Momo envie le physique de ses 20 ans,
Thimothée a la main lourde sur la caresse,
Jacques boit au volant ?

Vois-tu, Ondine,
Les boucles feu de Guillaume,
Les dents de lait de Philippe,
Les jambes pantomimiques de Matthieu,
Les mains mélomanes de Jordan,
La toison râpeuse de Boris,
Les prunelles dorées de Léo,
Les phalanges misogynes de Richard ?

Imagines-tu, Ondine,
Charles rêve de s'appeler Henri,
Kader rêve de devenir Musclor,
Jonas rêve de contes de fées,
Soleymane rêve de voyages sur Mars,
Ange rêve de dessiner à l'encre de Chine,
Calu rêve de marcher sur les toits,
Brice rêve d'être beau ?

Te souviens-tu, Ondine,
Thomas et ses phylactères à écailles,
Jérôme et ses échappées nocturnes,
Lucien et ses monologues amoureux,
Valéry et sa grâce ivre,
Lionel et ses conversations chevelues,
Moïse et ses merveilleux mensonges,
Thierry et ses vocalises matinales ?

(...)

Extrait d' Un homme sur 84 est une femme.

© ema dée

dimanche 1 novembre 2015