mercredi 28 septembre 2016

Au pays des merveilles électromécanomaniaques de Gilbert Peyre

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À peine quelques jours après son ouverture, je visite l'exposition de Gilbert Peyre l'électromécanomaniaque.

Installé à la Halle Saint-Pierre, son Oeuvre s’expose, varié, surprenant, magique, devant les yeux de visiteurs conquis, amusés, intrigués, séduits ou sur la réserve, mais en tous cas, assurément interpellés par ce théâtre d'une féérie un peu déglinguée, ce cabinet de curiosités parlantes.

Amateurs, curieux et connaisseurs de tous âges peuvent choisir d'être guidés, d'entendre quelques secrets de fabrication, ou de se laisser aller à des interprétations personnelles et à une visite nonchalante. Chaque pièce aura, c’est certain, son petit moment de gloire, pourra se donner en spectacle et chuchoter son message singulier, durant quelques minutes, sous le regard complice et vigilant d'un guide transformé, pour l'occasion, en maître de cérémonie.

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C’est toujours inattendu, poétique ou drôle.  Certains oseront parler d’un brin de « cynisme » : ici, un vélo d’enfant sans conducteur pleure, là, une femme sans tête se déhanche langoureusement, dévoilant un érotisme à fleur de peau, à côté, une jeune fille danse avec élégance dans son corps de lampe de chevet, plus haut, un déshabillé rose pâle coquin séduit un pantalon un peu strict, et plus au fond, une armoire bien agitée claque ses portes… de joie, de terreur, de colère ou... d’extase ? 

... Un bras seul se tord d’amour. Reptilien. Une dispute conjugale a lieu. Soudain...

L’exposition présentera donc différentes pièces produites par l'artiste autodidacte : de ses toutes premières petites sculptures charmantes et étranges à ses réalisations récentes dites « électropneumatiques », en passant par ses objets animés, ses pièces mécaniques et ses œuvres électromécaniques.

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Pour celle, celui, ceux qui auront le temps, il y a aussi à voir une vidéo reprenant le parcours de l'inventeur, à travers ses créations initiales d’abord, c’est-à-dire ses objets animés, marionnettes traversées de vide, héros et héroïnes de récits sans paroles ou presque : chacun et chacune vaquent à ses petites affaires répétitives, entêtées, mouvementées. Ensuite, il y a la présentation de sa première sculpturOpéra, intitulée Le piano, une création de grande envergure qui contient des œuvres qu'il sera possible de voir ailleurs, plus tard, séparément : Le Coq, deux verres amoureux qui trinquent ou La Ménine, par exemple. Cette pièce ambitieuse semble synthétiser à postériori toute l’esthétique de Gilbert Peyre : le mouvement et le temps, la rencontre et l'assemblage, l’amour, la métonymie et la citation, des sentiments tels que la colère, la surprise ou la joie, l’humour et la poésie bien sûr, mais surtout, l’utilisation de pièces de collection chargées de souvenirs et de matériaux dérisoires (rebut, élément brut, objet récupéré) de plus ou moins grande taille qui seront ensuite assemblés pour prendre place dans une histoire particulière qui leur donnera une nouvelle valeur, une présence différente, une place de choix : poupée, peluche, œil, pantalon, chaussure, masque, vaisselle, armoire, squelette, carte à jouer, tête d’animaux, éléments végétaux, boîte de conserve, bouteille…

... La grivoiserie se dispute peut-être au drame et à l'ironie ?...

Je découvre ainsi des pièces qui m’enchantent telles que l’incroyable haltérophile, la très séduisante femme sans tête, la gracieuse Ménine ou l’hypnotique danseuse du ventre. Cette exposition est aussi l’occasion pour moi de revoir des pièces fortes présentées dans une mise en scène inédite : J’ai froid, Le Coq, La petite fille et Cupidon. Comme la première fois, je reçois un coup au cœur devant le charme bizarre de l'intimidante installation J'ai froid... J'éclate d'un rire excité et ravi devant l'hystérie collective - orgasmique ? - qui agite tous les acteurs de la sculpturOpéra Cupidon...

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Je goûte la joie des visiteurs, leur surprise, leur ébahissement, leur fascination pour l'univers à la fois fantastique, décalé et poétique de Gilbert Peyre. Je partage également leur curiosité et leur perplexité enfantines devant certaines œuvres : "que va-t-il se passer là, et après, et ensuite ? Ah, c’est déjà fini ?! On peut en voir encore, non ! Ah, pas tout de suite ! Bon... Et ça, comment ça tient ? Et, qu’est-ce que ça dit ?...  Ça a parlé, hi, hi, t’as entendu ?!... "

... Pas à pas, de l'émerveillement collectif au plaisir individuel en secret...

Tel un marionnettiste, il donne vie à des personnages humains ou animaliers familiers, danseuse, équilibriste, conducteur de train, coq, singe quêteur, ourson en peluche… Une vie d'automates bien singulière qui montre toutes ses ficelles et câbles électriques. Cela n'est pas dit, mais face à leur complexité et leur précision savantes, on devine l'artiste penché avec tendresse et méticulosité sur ces pièces qui révèlent une véritable maîtrise en ingénierie électrique. Avec le doigté d’un chef d'orchestre, d’un metteur en mouvement, d’un grand assembleur de matériaux, pièces, fragments dérisoires ou mémoriels avec du vide, Gilbert Peyre fabrique de troublants poèmes visuels.



Pour vivre sa propre expérience de l'événement :
Exposition Gilbert Peyre l'électromécanomaniaque
Halle Saint-Pierre 
2, rue Ronsart, Paris 18ème
Du 16 septembre 2016 au 26 février 2017

© ema dée

dimanche 25 septembre 2016

Retours sur une commande d'anniversaire



De temps en temps, il arrive une commande pour un dessin original. Elle est toujours la bienvenue : c'est comme relever un défi, puisqu'il m'est demandé de produire, pour une date précise, un dessin avec des contraintes précises elles aussi (format, couleur, genre), mais dans mon style, bien sûr ! 

Quelle demande ?

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En juin dernier, une amie me demande de produire un dessin pour l'anniversaire de son frère. Il s'agit de faire un portrait de lui à partir :

- de plusieurs photos de famille* en couleurs et en noir et blanc, prises à des âges et dans des contextes différents ;

- d'informations données oralement, c'est-à-dire quelques grands traits de caractère et des anecdotes qui créent un lien entre le sujet et moi : par exemple, son frère aime rire et possède un sens de l'humour décalé. Il apprécie la lecture de bandes dessinées. Sa femme est d'origine irlandaise. Enfin, son travail dans la Police est très important dans sa vie.

- du goût prononcé de mon amie pour les œuvres graphiques en couleur. Elle me rassure sur ce point, elle apprécie mes dessins en noir et blanc comme mes compositions plus "picturales".

- de son souhait d'offrir un portrait reconnaissable mais pas forcément hyper réaliste. Elle connaît bien mon style et l'étendue de mes possibilités de création dans le domaine du portrait.

Maintenant, au boulot !

Avec toutes ces informations, il m'est facile de me mettre au travail. La seule inquiétude qui a disparu dès que j'ai commencé à dessiner - bien qu'elle ait eu une fâcheuse tendance à pointer son petit nez de temps en temps - fut de faire le portrait d'un homme.  Je dessine plus spontanément des femmes, des adolescentes ou des fillettes et sans modèle le plus souvent. L'inquiétude sera peut-être la même si je reçois un jour une commande pour dessiner le portrait d'un bébé ou d'une femme très âgée.  C'est d'ailleurs pour me mettre en condition, que du côté de mon projet éphémère Le Horlart à 1,99, je décide de dessiner, en parallèle, un peu plus de sujets masculins.

La proposition ?


Quand je dessine pour une occasion spéciale (concours, contribution, fête), il y a souvent plein d'idées qui se bousculent ou parfois, rien du tout. Pour me dépatouiller de la situation, une étape incontournable : la recherche documentaire et les études au crayon et au pinceau à partir de photos. A chaque fois, je farfouille dans ma pinacothèque personnelle, je me balade sur Internet, j'examine et j'examine encore les images que j'ai sous les yeux, le crayon à la main. Pour cette commande-ci, avoir des photos assez différentes m'a été très utile.

Au final, deux idées un peu plus nettes se sont hissées au-dessus de ma pile d'intuitions embrouillées et une troisième qui n'a absolument rien à voir avec les attentes exprimées. Je réalise trois esquisses au crayon et à l'aquarelle que je soumets. Ainsi, mon amie a face à elle :

- exactement ce qu'elle a demandé ;

- exactement ce qu'elle m'a demandé mais dans une mise en scène plus "barrée";

- une ébauche pour un projet de dessin complètement hors sujet, mais qui peut se révéler intéressant.

C'est à ce moment qu'il faut noter clairement les petites corrections comme : opter pour une autre couleur, ajouter un détail significatif, déterminer le format définitif...

Dans la solitude de l'atelier...




Mon amie choisit le dessin qui correspond le plus à ce qu'elle attend. À moi, ensuite de bien garder à l'esprit tout ce qu'elle m'aura précisé entre la première demande et la seconde, notamment, ne pas utiliser de jaune dans la composition ! Heureusement, j'emporte toujours avec moi, mes fidèles assistants, grand carnet de croquis, calques, feutres et crayons, pour faire et noter les ajustements nécessaires.

Un peu de temps passe entre cette étape-ci et la remise du travail terminé. Dans cet intervalle, je suis seule face au portrait dont les contours se dessinent peu à peu. C'est un moment tout aussi délicat : je sélectionne avec soin le papier, lisse ou granuleux, rigide ou souple, ainsi que les couleurs dans la technique appropriée (soit aquarelle soit encre Ecoline, avec des traces de crayon) et l'outil le plus adapté pour faire l'encrage dans le "style BD" suggéré par mon amie, l'incontournable feutre pinceau japonais. La composition se précise, mais j'avance pas à pas, armée d'une grande rigueur.

Quand l’œuvre est finie, une sensation curieuse m'envahit : je suis contente et à la fois inquiète. Et si j'avais mal compris la commande ? 

Ô satisfaction de bon aloi quand tu nous tiens !

Le moment où j'ai remis la commande fut un poil impressionnant. Pas de raison de s'angoisser pourtant, puisque toutes les étapes ont été pour ainsi dire "verrouillées" des deux côtés. Du côté de mon amie comme du mien. Il vaut mieux s'être très bien comprises.

Je la félicite d'avoir eu l'excellent goût de s'adresser à moi ; je me félicite d'avoir développé au cours des années, une méthode de travail suffisamment saine et organisée pour pouvoir fournir ceci :



Chassez le naturel, il revient, il revient !

Évidemment, je n'ai pas pu résister à l'envie de faire quand même la seconde proposition, juste pour ma collection personnelle ! Travailler sur deux compositions à la fois demande une bonne gestion du temps, du cadre défini et de ses envies, certes, mais c'est un moyen efficace pour gérer ses idées parasites, rester concentrée et ne pas ressentir de frustration. Ainsi, dans le dessin ci-dessous, j'ai laissé libre cours à ma fantaisie et j'ai expérimenté des éléments trop rares dans mes productions actuelles, le fond coloré et les mots écrits à la main.

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*Pour des raisons évidentes, je ne publierai pas les photos de famille qui m'ont servi de point de départ.

© ema dée

jeudi 15 septembre 2016

Un été en fleurs naïves avec Camille Bombois

 

C'est l'été,
chaud, clair,
bleu sans nuage, jaune éclatant.

Sur la plage blanche et dorée,
dans la montagne pourpre et verte,
près d'un étang clapotant,
sur un bord de route qui tremble,
dans un fauteuil urbain à grands accoudoirs
populaires,
la morne nonchalance des vacances au Pastis.

C'est l'été,
dénué de vent et
retenant ses gouttes fraîches jusqu'à l'aurore.

Les jupes fleuries légères vélocipèdes,
les chemises bigarrées attablées,
les shorts vagabonds, les robes très lectrices
les sandales délassées déjeunant au parc,
les toits ouvrants, les fenêtres à persiennes,
fêtent la douceur sereine du repos.

C'est l'été,
suant sous son chapeau de paille,
moite des paumes et des dessous de bras
chauves,
les cils perlant.


Sous les érables aux feuilles parfois palpitantes,
sur les bancs trois places en face à face,
sur les chaises en fer chaud bosselé,
sur les pelouses tachées de pétales,
les volatiles sautillant,
les abeilles en sarabande,
la libellule noire et vert émeraude,
célèbrent la suspension du temps moderne, laborieux
et répétitif.

C'est l'été,
vidée, allégée, entre parenthèses,
en retard ou absente, la vie ici-bas.

Bientôt le réveil de la cité commune.

Les bras tendus de listes prescriptives,
les jambes en rayons compressés pressés dépassés,
la nuque et le dos très imposables
se préoccupent des lendemains politico-économiques.

L'été s'achève.

Heureusement,
des grains de sable blond dans les plis du sac,
une fleur séchée entre les pages à gros caractères
d'un roman moyen,
un brin d'herbe coincé entre les spirales
d'un carnet de dessin,
les couleurs aqueuses de vues naïves sur le motif,
les compiles musicales de la Fête nationale
chez les pompiers,
les spectacles forains,
les biscuits secs au goûter pris à minuit,
les promenades des âmes siamoises dans les jardins
publics envahis
et mes courbes pudiques sur ton iris transparent.

*

Cette composition s'inspire des œuvres 
Les beaux contes bleus (1925) et Les bas noirs avec journal (1930).

Chaque saison est l'occasion pour moi, dans une composition à la manière de, de célébrer à la fois le temps qui passe sans jamais être le même et le travail d'un artiste. 
Il s'agit aujourd'hui du peintre naïf français Camille Bombois (1883-1970) dont je découvre les œuvres colorées, généreuses et empreintes d'une drôlerie simple, en visitant les collections permanentes de la fondation Dina Vierny-Musée Maillol, il y a quelques années. Puis, alors que je visite le LaM en avril dernier, je me retrouve à nouveau face à ces portraits  de dames joufflues aux formes rondes, cette sensualité de la chair dans des mises en perspective un peu fausses et ces scènes banales et nostalgiques...
Pour découvrir ou redécouvrir l'art de Camille Bombois, c'est par exemple ici. Prenez un siège, la vidéo dure 6 min 46.

Bonne projection et belle rentrée à tous !

p.s. : profitez-en aussi pour voir tous mes tableaux saisonniers et portraits hommages.

© ema dée

vendredi 9 septembre 2016

Dans le pull noir de Sonia Rykiel

La créatrice de mode, couturière et designer française Sonia Rykiel s'est éteinte le 25 août 2016. J'ai eu envie de rendre un hommage particulier à cette grande dame à la chevelure feu et toute de noir vêtue.  En cherchant quel dessin produire, je me suis souvenue de la première fois où je l'ai rencontrée.

Ce que je vis d'abord d'elle, ce fut son nom. (Mais c'était bien avant de savoir ce qui se cachait derrière et ce qu'il signifiait.) Il était écrit en grosses lettres, d'un noir lisse et satiné, sur un pull tout simple, en laine à petites mailles, et noir aussi.  Une femme courte et rondelette portait ce pull - enseigne, en permanence comme un fétiche ou un haut pyjama, au-dessus d'un pantalon en cuir vert olive. Elle enseignait l'Histoire-Géo dans ma classe de 3ème B.


Je la trouvais insolite, cette enseignante.

Sa chevelure brune, coiffée en une très longue natte qui lui arrivait jusque sur les fesses, fouettait l'air quand elle se retournait pour nous regarder prendre des notes sous sa dictée. Comme une figurante de dessin animé pour enfants, elle avait un corps expressif, en forme de bouteille d'Orangina : une petite tête, des épaules étroites et tombantes, une poitrine abondante, une taille large, avec des cuisses généreuses, des mains aux doigts effilés et aux ongles vernis et des pieds minuscules, serrés dans des bottines en cuir noir à bouts pointus. "Elle devait chausser du 36 !" je me disais.


Je me rappelle de son visage étroit ; sa peau avait, en toute saison, le teint hâlé comme une tourte. Son nez fin et pointu, légèrement busqué, était chaussé de lunettes aux montures épaisses en plastique noir signé d'un "SR" doré. Une frange coupée net lui cachait les sourcils et lui caressait presque les paupières. Cette frange trop présente semblait la gêner ; se la coupait-elle elle-même ?

Je pensais qu'elle devait être un peu paresseuse pour s'habiller tout le temps de la même façon, boulotte et singulière dans son pull noir Sonia Rykiel, son pantalon en cuir vert et ses bottes de sorcière maraboutée.  J'imaginais sottement une garde-robe modeste et réduite à l'essentiel, trois ou quatre pulls noirs, deux, peut-être trois pantalons verts, et une seule paire de chaussures. Pour toute sa vie de professeur. Je me posais souvent cette question quand je la voyais entrer dans notre salle de cours dans son ensemble pull noir tagué + pantalon vert : "Est-ce qu'un professeur peut être un fan ?


J'ai découvert le travail de Sonia Rykiel quand j'étais en dernière année de lycée. Puis, j'ai suivi de loin ses créations.

C'est en faisant l'esquisse au crayon de ma composition que le souvenir de ma petite enseignante de collège rondelette est revenu. Je me suis alors installée dans cette image douce et drôle. Je retrouvai ainsi la période où j'illustrais mes devoirs de petits croquis dans la marge, où je rêvais devant la diffusion télévisée des défilés de mode, de devenir un jour styliste pour messieurs, de faire le portrait des grandes dames du cinéma et d'écrire les aventures inédites du Club des 8. Cette période où penchée au-dessus de mon cahier, la main tachée d'encre de stylo à bille et suspendue dans l'attente de la prise de notes à venir, j'entendais Mme Sylva commencer invariablement son cours en disant d'une voix ferme et distincte : "Vous notez point, à la ligne, vous notez !"


Peut-être qu'au cours de l'année, Mme Sylva a porté une chemise jaune, un pantalon rouge ou des bottes de sept lieues, mais curieusement, je ne m'en souviens pas. Je me rappelle juste de ce pull en lainage noir avec dessus, ces grosses lettres en tissu satiné et lisse et de ces lunettes signées SR. En doré.

Voici donc mes salutations personnelles - sincères bien que tardives - à la reine du tricot qui a beaucoup fait pour le monde de la Mode et les femmes, et en particulier pour celles aux proportions généreuses. La boucle est bouclée!

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© ema dée

samedi 3 septembre 2016

Une partie de chasse d'été d'Improzine

Je rejoins la belle équipe des explorateurs du 9ème Art d'Improzine le temps d'un petit mois. Impossible de résister à l'appel de Sylvester Tom : attraper tous les Pokemoche - cousins méconnus des Pokemon - qui se sont joyeusement répandus dans la nature. Notre terrain de chasse ? Partout. Car, les Pokemoche sont joueurs, curieux, ripailleurs, audacieux ! et ils n'ont aucune limite.

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La belle équipe mise en scène par Sylvester Tom

Pour les besoins de ma partie de chasse, j'ai revêtu mon habit de Ripley Ema. Voici mes prises :


L'audacieux Pokézilla, le débonnaire PokéForestier, le machiavélique Poképingueping et le timide Pokétruke ne m'ont pas résisté.  Le dernier Pokémoche, l'horripilant Pokémihan, m'aura donné du fil à retordre ! :

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Pour voir et revoir sans fin les charmantes et étonnantes créatures capturées par la fine équipe, c'est ici.

C'était Ripley Ema pour l'équipe Improzine